Toute culture se fabrique sur un tissu de réseaux sociaux, idéels ou symboliques et matériels. Elle se base sur une structure toujours en mouvance. Elle fait partie d'un processus interactionniste et contextuel voire réfléxif.Cette série de photos montre un instantané fixé, à interpréter et à réinterpréter selon le temps. Le regard varie. La lecture aussi.
La notion de "série" permet une indépendance de chaque élément. La position n'est pas importante, un élément peut être retiré, déplacé ou remplacé, l'équilibre se maintient. Chaque forme est un monde. La "série" est donc libre, comme nous, qui avons la possibilité de passer de l'inconscient au conscient. C'est ce va-et-vient qui permet d'avoir un regard non-figé. Il peut alors exister plusieurs réalités. Les frontières peuvent se zébrifier et la structure changer.
En conclusion, il n'y a que des lignes. Tout n'est structure. Seul le cadrage met du sens. Partant de ce postulat, la créativité n'est-elle pas qu'un nouvel agencement de répliques ? D'ailleurs, l'architecture de tours, tant admirée et faisant le prestige de ces nouvelles villes verticales, comme Hong-Kong, dénote un esprit ordonné et une volonté futuriste. Cependant, n'est -ce pas plutôt le regard du spectateur et l'envie d'aller découvrir les endroits insolites, dignes d'autant d'esthétisme, au coeur de l'Afrique par exemple, si décriée en terme de modernisme, qui fait l'actualité?
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